Mélissa Hmaidi, du tourisme à la Sophrologie

Mis à jour : 20 janv. 2020

La vie de rêve est un voyage intérieur

Qui es-tu en quelques mots ?


Je m’appelle Mélissa, j’ai 32 ans, je suis une personne plutôt introvertie, bienveillante avec les autres (en tout cas j’essaie), gentille (parfois trop selon mon entourage), calme, je me mets rarement en colère, mais j’aime aussi rire, chanter, danser, et avoir des coups de folies :)



Que signifie pour toi:

à vos rêves, prêt, vivez ?


Pour moi c’est prendre conscience de ses propres envies sans prendre en compte l’avis des autres, c’est s’écouter et suivre son intuition, et foncer vers leurs réalisations. C’est finalement prendre le temps d’apprendre à se connaître (car on est souvent la personne que l’on connait le moins), planifier ses projets, et ne pas reculer au moment de les réaliser !



De quoi rêvais-tu quand tu étais enfant ?


Je rêvais d’avoir une famille, des animaux et de vivre en communauté dans la nature un peu comme une hippie. Etre toujours entourée de mes amis et de ma famille. Vivre dans un environnement que je connais bien dans une sorte de routine, je n’ai jamais été fan des grands changements. Je n’ai jamais été carriériste et je n’ai jamais imaginé encore aujourd'hui avoir un métier avec de grosses responsabilités au niveau professionnel.



Que fais-tu aujourd'hui ? Y-a-t-il un décalage ?


Aujourd'hui, je repars à zéro! j’ai quitté un CDI stable dans lequel j’étais installée depuis 6 ans et qui malgré ses inconvénients me plaisait beaucoup, j’ai repris des études pour devenir sophrologue et me lancer à mon compte (chose que je n’aurai jamais imaginé il y a quelques années, car j’ai besoin de stabilité) après 12 ans d’expérience dans le tourisme et l'hôtellerie.

J’ai quitté la région parisienne où je vivais depuis toujours pour m’installer en Charente Maritime dans un petit village à la campagne.

Il y a donc un décalage entre la vie de « parisienne » à courir tout le temps, stressée, à vivre pour mon boulot et celle que je m’apprête à vivre aujourd'hui. je n’ai jamais été une fille de la ville, et en ce sens je me reconnecte à mon rêve d’enfant de vivre dans la nature.



Quel a été le déclic pour te lancer ?


Un événement dans ma vie personnelle a totalement chamboulé ma stabilité et les projets que j’avais. Je me suis alors complètement remise en question, en me confrontant à mes propres besoins, n’ayant plus à répondre aux besoins des autres (ce qui était déjà une erreur au départ).



Par quelles étapes es-tu passée pour te reconnecter à ta vie de rêve ? Quelles réussites ? Quels freins ?


Je n’avais plus d’attaches, pas d’enfant, célibataire, c’était le bon moment pour changer de vie.

J’ai très vite pris la décision de quitter Paris, mais je devais penser à ma vie professionnelle, car malgré tout sans argent on ne fait pas grand chose.

Au départ, je n’étais pas forcément prête à lâcher mon CDI, alors j’ai demandé une mutation, qui a été refusée. A partir de là, je savais que je n’avais plus qu’une solution : quitter mon emploi. La question pour moi, c’était pour faire quoi?


Alors j’ai commencé par lire beaucoup de livres de développement personnel, à noter ce qui m’intéressait, à faire pleins de test de personnalité, et puis j’ai fait appel à toi Stéphanie, pour avoir un regard extérieur neutre et m’aider à y voir un peu plus clair!


Je voulais un métier où je me sentirai utile, où je pourrai aider mon prochain. La sophrologie j’y pensais depuis 3 ans, mais c’était jamais le bon moment pour me lancer. A ce moment là, plus rien ne m’empêchais de le faire. Je me suis donc inscrite à une session de formation de l’Institut de Formation à la Sophrologie à Paris. L’entreprise dans laquelle je travaillais m’a facilité les choses et m’a permis de commencer ma formation avant mon départ de l’entreprise.


Cette partie étant organisée, je devais ensuite réfléchir à la vie matérielle, que faire de mon appartement dont j’étais propriétaire? J'ai décidé de le vendre après une longue réflexion. Et puis je devais trouver mon nouveau logement dans ma future région. Finalement, la réflexion a pris bien plus de temps que la vente car en une semaine l’appartement était vendu sans publicité! Et je n’ai trouvé mon futur cocon qu’après une dizaine de visites.


Des freins j’en ai eu oui, ils venaient de moi-même, ou des imprévus du quotidien. Mais c’est surtout la patience qui m’a manqué (elle me manque toujours d’ailleurs!). Dans ma tête, à partir du moment où la décision était prise tout allait très vite, je me voyais déjà partie deux mois après. La réalité c’est qu’un départ, un changement de vie ça s’organise, ça prend du temps, et deux mois c’était bien trop optimiste !


Les réussites, oui aussi bien sûr ! Jusque là tout ce que j’ai planifié l’été 2018 s’est réalisé: j’ai quitté mon CDI, j’ai trouvé ma voie professionnelle, et j’ai quitté la région parisienne.



Où en es-tu de ton projet ? Lancement, développement, concrétisation ?


Une année s’est écoulée depuis ma prise de décision, et comme je le disais plus haut, j’ai quitté mon emploi en mars dernier. Ma formation que j’ai réalisée en intensif s’est terminée en septembre et j’ai commencé mes premiers accompagnements, dès le mois de décembre je vais me pencher sur l’aspect communication avec la création de mon site internet, et la préparation de ma certification RNCP pour début 2020. J’ai déménagé en province, et je me suis lancée dans les travaux de ma maison pour qu’elle me ressemble, et me permette d’y travailler. Tout n’est pas terminé, mais je pense j’ai déjà accompli beaucoup en peu de temps.



Comment imagines-tu ta vie de rêve aujourd'hui ?


Étonnamment cette question est sans doute la plus difficile pour moi. Ma vie je l’imagine plus sereine aujourd'hui car elle correspond plus à ce dont j’avais besoin. Je vois un équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle, je suis quelqu'un qui a toujours besoin de projets pour avancer, alors d’autres formations viendront certainement compléter mon nouveau bagage professionnel. J’ai aussi appris que pour être heureux il fallait être en accord avec soi-même, c’est à dire s’écouter, s’arrêter quand ça ne va pas, se demander pourquoi et résoudre le conflit interne. Cela demande du temps, ce n’est vraiment pas facile mais les expériences du quotidien m’apprennent à faire tout ça.



Que fais-tu au quotidien pour la vivre ?


J’essaie de travailler sur moi et mes failles. J'apprends le lâcher prise, la patience, à me faire confiance, et à travailler dur pour la réalisation de mes projets.

Profiter maintenant d’être dans l’instant présent, le fameux ici et maintenant et de ne plus me projeter dans le futur ou de trop analyser le passé.

Ça veut dire aussi pour moi d’arrêter de courir tout le temps, de lâcher ce rythme que j’avais en région parisienne et de faire les choses en conscience même les plus insignifiantes. C’est un apprentissage de tous les instants!



Qu’est-ce que tu aimerais dire à ceux qui pensent avoir une belle vie « mais »… ?


Ce « mais » signifie beaucoup. Il faut s’écouter, rechercher quelle peur se cache derrière le "mais", sortir de sa zone de confort. Evidemment, le chemin ne sera pas tous les jours facile et il y aura des embûches, mais le résultat promet d’être à la hauteur de nos espérances. Alors il ne faut pas hésiter, on a qu’une vie!



Comment te sens-tu d’avoir répondu à ces questions ?


Déjà j’ai accepté d’y répondre ! C’est déjà un grand pas pour moi. Il y a quelques années on m’avait proposé de m’essayer à cet exercice et j’avais refusé. Je n’aime pas parlé de moi et être mise en avant. Si j’ai accepté aujourd'hui, c’est pour peut-être aider certaines personnes qui hésitent à se lancer en leur faisant part de mon expérience sur le sujet.

Comment je me sens? je me rends compte du chemin parcouru et même si je ne suis pas encore arrivée au bout, je suis assez fière de moi! Je suis cependant consciente que j’ai encore du travail à faire sur moi-même pour arriver à ma « vie de rêve », et que les blocages viennent surtout de moi!



De quoi aurais-tu besoin pour supprimer ce « mais » pour toi-même?


J’en ai eu plusieurs des « mais », je pense en avoir éliminé un certain nombre. La clef est de savoir ce qui se cache derrière le « mais », et de lui trouver une solution en s’écoutant et en se faisant confiance. C’est certainement sur ce dernier point que j’ai besoin de travailler personnellement : la confiance. Mais c’est aussi arrêter de se prendre la tête, de se torturer l’esprit, lâcher prise, et faire confiance à la vie!



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