Des peluches "maison" à la maison Gaëlle Constantini, il n'y a qu'un rêve...réalisé.

Mis à jour : 20 janv. 2020


Gaëlle, qui es-tu ?

Je m’appelle Gaëlle Constantini, j’ai eu 40 ans cette année, je suis Française et surtout Citoyenne du monde. Je suis une femme passionnée qui aime fondamentalement la nature.


Que signifie pour toi :

à vos rêves, prêt, vivez ?

Pour moi, cela signifie qu’on a réfléchi à ce qui nous animait le plus dans la vie. Qu’on a réfléchi à ce qui nous procurait le plus de bonheur et la chose avec laquelle on était le plus aligné. Quand on se sent chez soi finalement et en soi. Quand on s’est dit qu’on avait la chance d'être en vie et de pouvoir le réaliser, qu’on était prête et qu’on pouvait y aller.


De quoi rêvais-tu quand tu étais enfant ?

Alors, quand j'étais enfant je rêvais d'être dans une famille aimante où tout le monde vivrait ensemble en harmonie. J’aimais beaucoup le travail manuel et je créais mes propres peluches. Je rêvais secrètement d'arriver un jour à faire d'aussi beaux vêtements que ceux que portait ma mère à l'époque.


Que fais-tu aujourd'hui ?

Aujourd'hui, je suis créatrice de vêtements responsables, éco-conçus, fabriqués à partir de déchets de l’industrie textile et fabriqués par des ateliers d'insertion professionnelle en France.


Depuis quand tu le fais et quel a été le déclic pour te lancer ?

Je fais ça depuis 2009 mais je couds depuis toute petite et ce qui m'a donné envie de me lancer c’est l'engouement des gens autour de moi. Le fait de ne pas avoir encore de marque à l’époque et de commencer à vendre les premiers vêtements. J’ai eu la chance de gagner un concours professionnel de jeunes créateurs à Paris et je me suis demandé ce qui pourrait m'arrêter finalement, et la réponse a été : RIEN, donc j'y suis allée.


Par quelles étapes es-tu passée pour te reconnecter à ta vie de rêve ?

Quelles réussites ? Quels freins ?

Oh la…. Je suis passée par toutes les étapes : celles qui font rire, pleure, celles qui font peur, celles qui vous donnent un nœud dans le ventre, celles qui vous font pleurer de joie. J’ai approfondi ma technique et ma pratique de la couture. J’ai suivi toutes les étapes de relations avec les gens qui sont du même domaine professionnel. Par la création d'entreprise, l'association et la vente d'un produit qu'on a imaginé, créé, qui est un peu une part de nous-mêmes et qu'on délivre au monde en attente de critiques bonnes ou mauvaises. C’est un peu de tout ça réparti sur 10 ans maintenant.


Et les échecs ne sont jamais des échecs parce qu’en fait, ils nous apprennent aller beaucoup plus loin et se rendre compte qu’on peut faire différemment les choses. Mais sans échecs on n’arrive pas à ce genre de constat. Les échecs sont absolument nécessaires. Si je dois parler d’expériences qui m'ont fait de la peine parce que c'est plus pour ça pour moi qui pourrait m’arrêter, alors ça a été ma première ma première association avec une personne où j'avais du mal à être seule pour monter mon entreprise. J’avais surtout peur d’affronter seule toutes les démarches administratives donc je me suis engagée un peu trop rapidement avec mon associée. Même si ma voix intérieure me disait non, j'ai préféré le faire quand même, par confort et une certaine lâcheté, je l’admets…


Et finalement, je me suis vite rendue compte que cette petite voix a toujours raison, parce que 2 ans après on dissolvait : la maison Gaëlle Constantini pour en recréer une nouvelle plus tard mais en tout cas, ce que j’en retiens c’est que trouver le.la bon.ne associé.e c'est un vrai challenge.


De quoi es-tu le plus fière ?

J’ai 2 grandes fiertés : quand je fais mon bilan d’eau économisée chaque année par rapport aux matières premières que j’utilise et bien je peux dire que l’année dernière, on a économisé 700 000 litres d'eau par rapport à une industrie textile traditionnelle. Je me dis que cette eau on en a fondamentalement besoin et qu'on en aura de plus en plus besoin donc je suis très fière ‘y être arrivée et ce, grâce à mes clientes. Et ma 2e grande fierté, c’est mon atelier d'insertion professionnelle qui a grandi où on a pu faire monter en compétence ces dames qui étaient en situation financière et sociale difficiles. Elles ont aujourd’hui assez confiance en elles et en leurs compétences pour monter leur propre marque de vêtements réalisées avec nos chutes de production. Ça c’est une immense fierté.


Où en es-tu de ton projet ?

Aujourd'hui, j'ai un grand studio à Paris. La grande nouveauté pour 2020, c’est que je m'associe, après une mûre réflexion, avec ma grande sœur (@Cathy Constantini) qui rejoint mon projet avec qui j'ai des vraies affinités et liens psychologiques, psychiques, amicaux et fraternels. C'est quelque chose de très fort et là, ma voix intérieure me dit de foncer donc je l'écoute. La marque est distribuée dans 11 boutiques en France mais aussi à l'étranger : au Japon, au Mexique, à Londres, on rentre à Brooklyn. Le chiffre d'affaires a augmenté de 51 % cette année. On grandit et je suis sereine.


Comment imagines-tu ta vie de rêve aujourd'hui et demain ?

Ma vie de rêve je l'imagine tous les jours. J'ai un petit mantra le matin en me levant, ce sont des mots que je me répète et que j’essaie d’animer afin de les faire rayonner dans la journée mais aussi de me projeter pour arriver à tendre vers cet idéal de vie. Pour moi, ce serait d’avoir mon atelier de confection au bord de l'eau, me rapprocher de l'océan. J'aimerais beaucoup vivre dans la nature. Je me suis même déjà imaginé ma petite maison : elle serait en bois, j'aurais une verrière dans laquelle je pourrais créer et cultiver mes plantes. J'aurais une petite fille, je serais mariée et je serais toujours engagée dans l'entraide avec mon voisinage et dans ma communauté.


Que fais-tu au quotidien pour accéder à la vie de tes rêves ?

Ben justement, je me répète ce petit mantra tous les matins, qui sont ces quatre mots : Enfant, Maison, Nature et Eau. Ces 4 mots je me les répète une dizaine de fois en regardant vers l’horizon. Et après dans mon quotidien, j'essaie de toujours prendre mes décisions qui vont tendre vers cet idéal, par exemple, si je dois changer d’atelier, et bien je vais peut-être regarder à me rapprocher de l'eau et de l'océan à chaque fois un petit peu plus. Et pour le reste…


Qu’est-ce que tu aimerais dire à ceux qui pensent avoir une belle vie « mais »…?

Tout réside dans le « mais ». En fait, quand on a une belle vie, il n’y a pas de « mais ». On peut avoir une belle vie et se dire que c’était difficile d’arriver jusque-là mais le seul « mais » qu’on peut s’accorder serait : « mais je ne ferai jamais machine arrière » parce que j’ai ce que je veux et ce dont j’ai rêvé. Si le « mais » n’est pas lié à cette prise de conscience, alors il faut plutôt aller vers le « mais » que de rester sur « la belle vie ».


De quoi aurais-tu besoin pour supprimer ce « mais » pour toi-même ?

Arriver à placer ma vie personnelle avant ma vie professionnelle et quand on est entrepreneure c'est vrai qu'on a tendance à faire l'inverse. Ce qui peut être gérable quand on vit avec quelqu’un de conciliant, mais ça peut poser des problèmes dans le cas contraire. Je pense que réussir à faire mieux la part des choses et d’accorder plus de temps à mon bien-être personnel et à mon entourage et à ma vie de couple, ce serait ça la clé.


Tu parles de l'entourage, quel rôle joue-t-il dans ta vie de rêve ?

Mon entourage joue un rôle prépondérant. Je crois que les gens qui sont à l'écoute, qui te connaissent et qui comprennent ce qui te rendre heureux ont un rôle prépondérant pour pouvoir réussir à garder le cap. Ce sont eux qui t'écoutent, te guident et aussi parfois savent te rappeler à l’ordre. Ce sont un peu tes gardes fous pour t’éviter de t’éloigner de ton objectif idéal.


Comment te sens-tu d’avoir répondu à ces questions ?

Je me sens bien je me sens libérée je me sens sereine et en fait je m'aperçois que j'ai touché un but et c'était en tout cas de pas juste le dire dans sa tête c'est de dire à quelqu'un. Ça concrétise les choses et ça fait du bien.


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